13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 21:44

 

Attention, ce billet contient des gros mots http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/0060.gif

Vous voilà prévenus http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0045.gif

 

« La Pluie et le Beau Temps » est un roman de Lily King, paru ce 15 mars aux Presses de la Cité. Le titre et la couverture avaient tout pour me séduire et le contenu fut tout à fait à la hauteur.


Nouvelle-Angleterre, dans les années 70. A 11 ans, Daley ne connaît qu’un héros : son père, Gardiner. Il est différent des autres, il chante à tue-tête, il plonge dans leur piscine pendant les barbecues, court nu dans le jardin et, surtout, il la fait rire. Ce que Daley ne comprend pas encore, c’est que son père adoré est alcoolique. Bientôt, sa mère demande le divorce, et chacun refait sa vie de son côté. Des années plus tard, Daley sort de l’université, diplôme en poche, bague de fiançailles au doigt. Son frère l’appelle, affolé : leur père est au plus mal, elle doit revenir de toute urgence pour s’occuper de lui. La cohabitation entre Daley et son père est tumultueuse. La jeune fille comprend qu’elle est prisonnière de cette relation abusive et que, si elle veut construire sa propre vie, elle devra trouver le courage de prendre son envol…

 

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1245/1245397-gf.jpg


Daley, c’est donc l’héroïne de ce roman. Dès les débuts, on la sent malmenée dans la relation tumultueuse qui lie son père et sa mère. Puis ils divorcent, et les choses ne font que se compliquer pour Daley, qui doit faire face à des parents peu soucieux d’elle (c'est le moins que l'on puisse dire!), qui la font endurer, inconsciemment ou non, des situations injustes. Daley est déchirée entre ses parents et c’est un personnage auquel on ne peut que s’attacher et qu’on a envie de serrer très très fort dans nos bras.


Puis il y a son père, le Héros de sa petite fille, Gardiner, ce personnage complètement irréfléchi, aussi fantasque que soupe au lait… qui se révèle en fait être un odieux connard (pardon, mais je vous avais prévenu) qui s’empresse de refaire sa vie et de faire peser la responsabilité du divorce sur les frêles épaules de sa fille. Il passe son temps à se préparer amoureusement des Vodka Martini qu’il s’enfile à longueur de journée au bord de sa piscine, il est vulgaire, il n’a aucune pudeur et en guise d’histoire du soir, il lit Penthouse (!!) à ses enfants. Ses « putain putain putain », j’ai eu envie de les lui refoutre au fond du gosier http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/en-colere.gif et de lui crier « Mais comporte-toi en père, espèce de minable ! ». Toutefois, dans ce roman rien n’est blanc ou noir, et malgré toutes ces horreurs, jamais je n’ai réussi à détester ce père… car en fait, plutôt qu’un sale type, c’est avant tout un pauvre type. Comme Daley, j’ai sans cesse vogué entre répulsion et fascination vis-à-vis de ce personnage (mais + de répulsion quand même hein, connard !)


Quant à la mère, elle est moins activement néfaste que Gardiner mais sa passivité ne cause pas moins de tort à sa fille. En effet, quelle brillante idée de môman que de prévenir sa fille des semaines à l’avance de son projet de divorcer, enfermant Daley dans un secret bien trop lourd à porter pour elle.


Les parents de Daley sont donc parfois maladroits, souvent indifférents, rarement aimants, de temps en temps mesquins mais ce sont surtout vraiment 2 nazes ! Le père a une nouvelle poule avec qui partager ses beuveries, la mère a un nouveau prétendant avec qui partager sa culture. Ils refont leur vie et Daley devient la pièce du puzzle en trop. Papa 1 – Maman 1 – Daley – 0 ! Daley subit, subit, subit. Elle ne trouve qu’un peu d’évasion dans les livres, ce qui lui vaut les moqueries de son père et de sa (connasse de) belle-mère.


Heureusement, dans la seconde partie du roman, après une ellipse d’une quinzaine d’années, on retrouve Daley, jeune adulte, qui a droit à des moments d’intense bonheur, de ceux qui réchauffent le cœur, et ça fait du bien, tellement de bien… Aaah ce beau Jonathan http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0016.gif ! Mais tout cela sera bientôt de nouveau terni par Gardiner qui est une fois de plus tombé dans les 36ème dessous et Daley va se sentir le devoir de le secourir, en mettant en danger son avenir prometteur…


Quant à la dernière partie, qui démarre de nouveau après une ellipse de 15 ans (on se retrouve durant la campagne de Barack Obama pour la présidentielle), et sur laquelle je ne vous soufflerai mot, elle très émouvante (prévoyez des mouchoirs http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/pleure4.gif), tout autant que la fin (des mouchoirs encore ! http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/pleure4.gif).


Il m’a fallu 3 jours pour arriver à rédiger ce billet et ils m’ont permis de mettre le doigt sur ce qui m’a plu dans ce roman, sur ce qui a su me faire passer du rire aux larmes, de l’amertume au sourire, de la colère à l’apaisement : c’est vraiment la façon de Lily King de traiter le thème principal de cette histoire, qui est la relation Père-Fille et il me semble que c’est l’un des sujets les plus riches et les plus touchants de la littérature… et de la vie.



Ma note : 4 b pn

 

EDIT : j'ai envoyé ce livre à Stéphanie-Plaisir-de-Lire suite à ce billet et elle a encore bien plus apprécié que moi ce livre qui l'a beaucoup touchée, voici son billet par ici.


Partager cet article

Repost0
27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 20:45

 

http://4.bp.blogspot.com/-H-QdcPRZ3Ok/T0Xl1EVmnRI/AAAAAAAACB4/vlSqZL5N6p4/s1600/9782226220691FS.gif

 

Voici une très jolie découverte aussi douce qu’un bonbon...


Madame Ming aime parler de ses dix enfants vivant dans divers lieux de l’immense Chine. Fabule-t-elle, au pays de l’enfant unique ? A-t-elle contourné la loi ? Aurait-elle sombré dans une folie douce ? Et si cette progéniture n’était pas imaginaire ? L’incroyable secret de Madame Ming rejoint celui de la Chine d’hier et d’aujourd’hui, éclairé par la sagesse immémoriale de Confucius.


Le résumé, tout comme le titre, m’a tout de suite plu et comme il ne faisait que 115 pages, j’ai immédiatement jeté mon dévolu sur lui. Et que vous dire sinon que c’est encore du très bon Éric-Emmanuel Schmitt ?


Il s’agit d’un petit conte, mettant en scène la très attachante Madame Ming ainsi qu’un Parisien souvent amené à voyager en Chine, dans la province du Guangdong, afin de conclure des contrats avec des magasins de jouets « made in China ». Et quand il négocie, il aime créer le doute et l’attente chez ses interlocuteurs… Alors, il s’éclipse subitement, afin de se réfugier dans les toilettes. Et c’est dans ces sous-sols de ce Grand Hôtel qu’il fait la rencontre de Madame Ming, la Dame Pipi. La conversation s’engage, un peu par hasard, et très vite, lors de ses pérégrinations chinoises, il n’a plus qu’une envie : se rendre dans le royaume de Madame Ming afin de poursuivre inlassablement leurs conversations sur la vie, la Chine, les enfants.


Le texte est émaillé d’une kyrielle d’aphorismes, tous plus délicieux les uns que les autres, et qui ne peuvent que susciter la réflexion du lecteur. J’ai ai noté des dizaines au cours de ma lecture mais je ne vous en citerai qu’un, mon préféré « La vérité m’a toujours fait regretter l’incertitude ».


Mais ce qui fait surtout le charme incontestable de ce conte, c’est bel et bien cette fameuse Madame Ming qui cultive le mystère et qui distille des phrases acidulées qui piquent l’esprit. Et lors de chaque rencontre, elle confie à ce Parisien des morceaux de  vie, en lui décrivant ses enfants, tous détenteurs d’un don, d’un talent hors norme, d’un destin unique ou loufoque : créateur de jardins chimériques, casse-cou acrobate, machine à mémoire… Un plaisir de découvrir Li Mei, Ting Ting, Kun et Kong, Da-Xia et leurs autres frères et sœurs.


Or, comme le narrateur, nous avons peine à croire, dans ce pays de l’enfant unique, que Madame Ming puisse être la mère d’une fratrie de 10 enfants. Et qui plus est d’enfants aussi extraordinaires. Alors, au fil des pages, on s’interroge… tantôt on ne peut que la croire, et tantôt on ne peut que douter… Mais peu importe au final : qu’elle soit mère de famille nombreuse ou affabulatrice en puissance, elle dégage une sympathie irrésistible, qui agit tant sur son interlocuteur que sur le lecteur. Et il faudra attendre les dernières pages pour découvrir le dénouement… très émouvant.


Alors, si vous avez envie de savoir si Madame Ming est l’heureuse maman d’une extraordinaire famille de 10 enfants ou si elle vit une vie rêvée et fantasmée, il faudra que vous découvriez cet adorable petit conte, plein de douceur, de poésie et de profondeur.

 

Ma note : 4 b pn

 



Partager cet article

Repost0
26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 11:00

 

Aujourd’hui, on change de registre et on replonge en enfance http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0001.gif Grâce aux Agents Littéraires et aux Éditions Circonflexe, que je remercie, j’ai eu la grande joie de découvrir « Les enfants font d’épouvantables animaux de compagnie » de Peter Brown. Enfin, je dis « je », mais je devrais dire « nous » car mes enfants ont pris (et prennent encore !) autant de plaisir que moi à lire/écouter cette histoire.


http://www.placedesenseignants.com/components/com_virtuemart/shop_image/product/9782878335781pre.png

Lorsque Lucie, une jeune oursonne vêtue d’un tutu rose, trouve un petit garçon en pleine forêt, elle est aux anges et décide d’en faire son animal domestique. Mais sa maman la met en garde : « Les enfants font d’épouvantables animaux de compagnie ! » Bien vite, notre oursonne va être confrontée aux aspects les moins attrayants de la possession d’animaux. Le jour où son petit compagnon disparaît, Lucie comprend qu’il n’est pas si facile de domestiquer des animaux sauvages, encore moins des petits garçons… Un ouvrage dont la drôlerie n’empêche pas de donner une petite leçon de vie.


IMG 0019

Je dirais que le public cible est assez large : dès 3 ans mais certainement jusque 6-7 ans au moins car les plus grands seront plus à même de saisir l’humour savoureux et le jeu de miroir que nous offre ce joli livre.


J’ai pu le tester sur mes deux mini Cajou et ce fut une expérience très riche ! En effet, mini-garçon-cajou-de-5-ans a tout pris au pied de la lettre en me regardant d’un air bizarre quand je lui racontais que Lucie Béatrice Ourse trouvait un nouvel animal de compagnie dans la forêt : un petit garçon. « Mais maman, c’est pas un animal de compagnie un petit garçon » (rires et sourcil froncé). Quant à mini-fille-cajou-de-7-ans, elle a tout de suite compris le second degré et a beaucoup ri lorsque ce nouvel animal de compagnie refusait de « faire ses besoins » dans son bac, jouait à Tarzan avec le lustre (énormes éclats de rire pour mini-cajou-garçon) ou « gloppait » joyeusement.


IMG_0022.jpg

Donc, tous les 3, nous avons ri de bon cœur à cette très jolie histoire qui, en plus de nous faire travailler les zygomatiques, propose une jolie (et bien utile) morale : certaines créatures ne sont pas faites pour devenir des animaux domestiques, sous peine de soucis à venir (peut-être cela me protègera-t-il de la mygale velue dégoutante ou du cobra fluorescent mordeur que mes enfants voudraient adopter à l’adolescence http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/xrire6.gif). Bon, vous l’avez compris, la famille Cajou fut tout à fait sous le charme de ce livre pour enfants.

 

Et de mon œil d’adulte, je dois vous dire également que la couverture un peu « vintage » m’a permis de faire un bond en arrière et de me rappeler les « Pezzi » et autres livres de mon enfance. Les dessins sont savoureusement désuets (très réussis !!), très jolis et le grand format (29X23cm) permet vraiment de vivre pleinement les aventures de Lucie Béatrice Ourse et de son petit « Gloppy », à mi-chemin entre l’album classique et la BD.


C’est frais, c’est original, c’est très joli, c’est décalé et c’est très drôle. Alors, qu’attendez-vous pour le faire découvrir à vos petits ?

 

Ma note : 4 b pn

 

IMG 0020 IMG 0017 IMG 0021

 

   

 

 

 

 

 

 


Partager cet article

Repost0
25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 16:16

 

http://www.decitre.fr/gi/31/9782221129531FS.gif

 

Quand j’ai lu le titre de ce roman, j’ai eu envie de fuir. « Loin des Mosquées ». Les écrits politiques ou religieux… très peu pour moi. Et ça aurait été tout à fait pareil avec « Loin des Églises », « Loin des Synagogues » ou « Loin des Temples bouddhistes ».


Mais mon œil ne s’est pas arrêté au titre. Armel Job. Un écrivain bien de chez moi que j’avais envie de découvrir depuis un petit temps. Puis j’ai lu la quatrième de couverture et là, retournement définitif de situation : je n’ai plus eu qu’une envie, découvrir cette mystérieuse Derya.


Evren achève de brillantes études à Cologne. Hébergé chez son oncle turc, ce garçon gauche et timide a le coup de foudre pour sa cousine, la belle et sensuelle Derya. Rentré chez lui, en Belgique, Evren annonce aux siens la bonne nouvelle : il va épouser Derya. Une délégation familiale se rend donc en Allemagne pour demander officiellement la main de la jeune fille. Mais les choses ne vont pas tourner comme prévu…


Déjà ce résumé me semblait prometteur et malgré les réticences dues au titre, je me suis lancée à la découverte de cet univers : et bien, au final, je suis juste comblée par cette lecture ! Comme le dit très justement la quatrième de couverture : un livre profond et drôle à la fois.


Ce roman nous permet de faire une incursion dans les mœurs et coutumes turques, notamment le mariage arrangé et les cérémonies du mariage, mais c’est bien plus que cela. C’est l’histoire de 4 personnages, tour à tour narrateurs : Evren, ce maladroit peu gâté par la nature mais tellement gentil ; puis René, le voisin de son frère, qui exerce le métier de croque-mort avec talent ; ensuite, Yasemin, la jeune paysanne turque de 16 ans promise à un homme qu’elle connait à peine ; et enfin, Derya, la belle, la sensuelle, l’insoumise. Il va sans dire que le fait d’avoir 4 narrateurs qui s’entrecroisent est très enrichissant et apporte beaucoup à l’histoire.


Le roman s’ouvre sur un 1er chapitre que j’ai trouvé très drôle. C’est René qui prend la parole et on le trouve au volant de son corbillard, avec des péripéties (un accident de la route en service !), des réflexions et des dialogues tout à fait savoureux. C’est d’ailleurs le personnage qui nous permet le mieux de nous immerger dans cette culture turque car, tout comme nous, il est tout sauf coutumier de ces mariages arrangés, de ces cérémonies, etc.


Et en plus d’être drôle, ce premier chapitre a aussi l’avantage de nous plonger directement dans un  mystère dont on a envie de connaitre le fin mot : Qui est cette jeune musulmane que René transporte dans son corbillard vers son lieu de crémation ? Puis, au fil des pages, les rebondissements s’enchaînent, et il devient vraiment difficile de quitter Evren et sa communauté.


En outre, c’est un univers que j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir avec « La nuit du Henné », la symbolique du café noir ou sucré (cf. extrait en fin de billet), la délégation matriarcale pour la promesse d’union… Et puis, le poids des traditions et l’importance –vitale- du sacro-saint honneur de la jeune fille, au cœur de cette culture et de cette histoire. J’ai trouvé le tout très crédible, très intéressant sans jamais l’ombre d’un jugement.


Sachez également qu'Armel Job nous offre de très jolis portraits de femmes. Celui de Derya et celui de sa mère. Puis surtout, pour moi, celui de Yasemin, malicieuse et touchante. Un petit bout de femme dont j’aurais encore bien partagé le chemin quelques pages de plus.  


Et puis, accrochez-vous bien, parce que ça n’arrive pas souvent (jamais ?) : j’ai adoré le dénouement de l’intrigue ainsi que la toute fin. Je l’ai trouvée tout à fait inattendue et je n’en aurais pas voulu d’autre.


Bref, c’est vraiment un roman qui m’a beaucoup plu et je n’ai d’ailleurs (pour une fois) aucun bémol à soulever. Ni dans les personnages, ni dans l’intrigue, ni dans la narration, ni dans le style. Tout m’a séduite.

 

Ne vous laissez donc pas gruger par le titre peu engageant ni par la couverture, du même acabit !


Ma note : 4 b pn


Merci à Livraddict et aux Éditions Robert Laffont de m’avoir permis de faire cette jolie découverte.


D’autres avis chez Nathalie, Iluze, Delcyfaro, Rose et Marmotte.



Et je vous laisse avec l’extrait présenté en quatrième de couverture, que j'ai beaucoup aimé.

 

Derya a servi le café. Ma mère a porté la tasse à ses lèvres et, après la première gorgée, elle a blêmi. Ses ongles s’enfonçaient dans mon bras.

« Derya, tu n’as rien oublié ?

- Non, ma tante

- Tu es sûre ?

- Tout à fait sûre.

- Mais le sucre… ?

- Il n’y a pas de sucre. »

Sa voix était très basse, mais très ferme. Ma mère s’est tournée vers ma tante.

« Qu’est-ce que ça veut dire, Selma ?

- Tu sais fort bien ce que ça veut dire quand on demande une fille en mariage et qu’elle verse du café sans sucre. »

Partager cet article

Repost0
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 22:05

http://idata.over-blog.com/3/85/36/69/Livres/nuit-noire-etoiles-mortes__couverture.jpg

 

Aujourd’hui, c’est Le Maître qui est passé entre mes mains, pour un très bon moment de lecture. En effet, il y a quelques jours est sorti le tout dernier Stephen King, le très bien nommé « Nuit Noire, Étoiles Mortes ». Cela faisait bien 5-6 ans que je ne l’avais lu. Et je dois vous dire que je l’ai retrouvé avec grand plaisir. En effet, tous les ingrédients qui ont eu l’habitude de me séduire sont bel et bien présents ici : sa plume, efficace, très efficace, et que j’ai trouvée plus moderne que dans mon souvenir, notamment avec un emploi de parenthèses que j’ai trouvées très à-propos, conférant une touche dynamique à la narration. Puis le Maine, ah que j’ai aimé en retrouver l’atmosphère et les paysages. Mais surtout : le frisson, la peur, la terreur, l’effroi… brRRRrRrR !


« Nuit Noire, Étoiles Mortes » est un recueil de 4 nouvelles. Et la première chose que j’ai envie de vous dire est que l’on ne se moque PAS de nous. En effet, avec quelques développements supplémentaires, 3 des 4 nouvelles auraient très bien pu devenir 3 romans (et donc des machines à $$$) mais non, le lecteur est très bien servi ici, avec 4 nouvelles très abouties.



1922 : Wilfred James, un fermier du Nebraska, assassine sa femme avec la complicité de leur fils pour l'empêcher de vendre sa propriété à un éleveur de porcs. Le début d'une véritable descente aux enfers… 

Grand Chauffeur : une auteure de polars, Tess, a pour habitude d’arrondir ses fins de mois en prenant part à des conférences-rencontres dans ces cercles de lecture. Mais au retour d'une de ces réunions, elle choisit de prendre un raccourci par des petites routes perdues. Et là, son existence va basculer… 

Extension claire : Harry Streeter, qui souffre d'un cancer en phase terminale, rencontre, au bord d’une route déserte, un étrange personnage qui lui propose un Pacte… mais un pacte a toujours un prix à payer, n’est-ce pas ? 

Bon ménage : Darcy Anderson est mariée depuis 27 ans au même homme, Bob. Ils vivent une vie paisible et assez heureuse. Jusqu’au jour où elle découvre qu'elle partage la vie d'un tueur en série. Que va-t-il se passer maintenant qu’elle sait ?


Même si ces 4 nouvelles sont tout à fait indépendantes, elles ont plusieurs points communs. Le premier est la noirceur absolue, très justement représentée par le titre. Et le second est le thème récurrent : « cet Autre qui sommeille en nous », à son tour, merveilleusement représenté par la couverture (si vous avez la chance de tenir le roman entre vos mains, vous pourrez voir le reflet -glaçant- de cet homme apparemment anodin qui regarde la vitrine).

 

Et je dois dire que c’est ce qui m’a le plus enchantée dans ce recueil : observer des êtres humains tout à fait normaux, fades, banals, menant leur petit bout de chemin, et soudain confrontés à une situation (souvent -très- désagréable) qui les dépasse. Et c’est à ce moment que surgit cet Autre, cet Inconnu tapi au fond d’eux, dont ils ignoraient tout jusque-là. Ainsi, Wilfred, un petit fermier sans prétention devient meurtrier ; Tess, une petite-auteure-mémère devient une héroïne digne d’un bon thriller et commet des actes dont elle n’aurait jamais pu s’imaginer capable ; Darcy, la gentille petite épouse banlieusarde, qui se révèle bien plus forte et astucieuse que les apparences ou  encore Streeter, le petit banquier « l’air de rien » qui se révèle assez sadique dans l’âme en faisant un choix répréhensible, certes, mais tout à fait compréhensible.


J’ai beaucoup aimé ces 4 nouvelles. Même si la première est celle qui m’a le moins plu des quatres, j’ai tout de même adoré l’horreur des scènes liées au meurtre de l’insupportable Arlette (c’est beurk, je vous préviens). J’ai également pris un très grand plaisir à lire cette variation du Mythe du Pacte avec le Diable que j’ai trouvée très originale grâce à ses personnages (ce Mr Dabiel est diablement savoureux). Puis j’ai vraiment pris en affection cette Darcy en peignoir et bigoudis qui fait preuve d’un grand sang-froid face à son mari « sorti du Miroir »… je suis sûre qu’elle plaira à de très nombreux lecteurs ! Mais je dois avouer que la petite Tess, de « Grand Chauffeur », une Agatha Christie de seconde zone, est celle qui m’a le plus régalée. J’ai adoré son personnage (et ses deux seuls amis, Fritzi et Tom Tom) à la fois pantouflarde, drôle, capable d’une ironie salutaire et de beaucoup d’humour malgré les circonstances dramatiques. Mais aussi tous les autres personnages qui peuplent cette nouvelle (dont je me dois de vous taire l’existence sous peine de vous gâcher votre découverte) (mais tout de même, cette Madame Strehlke !). Puis l’histoire est effrayante à souhait et les dommages collatéraux découlant du « crime » sont juste…  aussi terribles que jubilatoires.


J’ai choisi de ne pas faire un billet divisé en quatre parties car il était alors impossible de ne pas vous spoiler (surtout que les résumés en disent déjà pas mal) et mon billet prenait des proportions énormes. Mais je me dois encore d’ajouter d'autres éléments qui ont su me séduire dans ce livre :

  • A chaque fois, à peine quelques lignes lues et on est plongé au cœur de l’intrigue, tout de suite, sans long préambule.
  • Il y a pas mal d’humour (noir, souvent, voire corrosif) ce qui procure des sensations très fortes entre rire et effroi.
  • Beaucoup de références très modernes (Withney Houson, Google, Janet Evanovitch, Rihanna, Jodie Foster, des répliques de films,…) ce qui ancre encore davantage ces nouvelles dans notre monde et les rendent d’autant plus effrayantes car… plausibles.
  • Un savant dosage de rebondissements, de descriptions et de dialogues. Il ne s’appelle pas « Le Maître » pour rien !

 

Un très bon moment de lecture donc, qui m’a donné envie de lire bien d’autres romans de Stephen King, à commencer par « Dôme », son dernier roman en date !


Ma note : 4 b pn

 

 



Partager cet article

Repost0
11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 14:14

 

Nous-serons-inseparables.jpg

 

Le jour ou Polly sauve la vie de Rose, les deux fillettes deviennent inséparables. C'est pourquoi, des années plus tard, lorsque Polly lui annonce que son mari est mort dans un accident de voiture, Rose n'hésite pas un instant et l'accueille à bras ouverts dans son foyer. A son arrivée, la jeune veuve n’a pas les réactions que l’on attend d’elle. Bientôt, la vie de Rose se complique : sa fille tombe malade, son mari devient distant... Et si Polly n'était pas étrangère à ces événements ? Quand l'amitié se révèle venimeuse, elle peut faire basculer une vie ordinaire dans le drame absolu.


« Nous serons inséparables » est le premier roman de la britannique Julia Crouch, paru ce 8 mars 2012 aux Presses de la Cité. Et, de nouveau, c’est un rendez-vous gagnant pour moi car je l’ai terminé aux petites heures de la nuit !


Comme le résumé en dit déjà beaucoup, je vais essayer de ne pas en dire davantage sur l’histoire en elle-même car c’est réellement de là que vient le plaisir de lecture : des éléments que nous apprenons petit à petit, et qui nous plongent de plus en plus dans le doute, les soupçons, la méfiance, l’effroi … voire la haine, en ce qui me concerne, pour l’un de personnages qui constitue l’une des forces de ce roman.


En effet, dès le tout début de l’histoire, on comprend que Polly va amener le chaos. Rien en elle n’est naturel, elle est tourmentée , et elle n’a pas les réactions qu’on attendrait d’une veuve, d’une amie, ni même d’une mère. Je l’ai trouvée effrayante dès son apparition, et carrément malsaine. Le genre d’amie que l’on n’a pas du tout envie d’avoir !

 

http://www.cinemovies.fr/images/data/affiches/1992/j-f-partagerait-appartement-2652-843884786.jpg

 

Pour ceux qui ont vu le très bon « J.F. partagerait appartement », vous retrouverez avec délice dans ce roman, l’atmosphère du film. Ce cadre du quotidien, tout à fait banal, dans lequel surgissent petit à petit des éléments menaçants, et cette envie irrépressible de mettre en garde l’héroïne contre tous ces détails qu’elle ne semble pas voir. Plus j’avançais dans ma lecture, et plus j’avais envie de SAUTER dans le roman, d’aller secouer Rose, d’aller tirer les cheveux de Polly, de la plaquer au sol (et ça, c’est la version édulcorée pour ne pas que vous pensiez que je suis folle à lier) et de lui dire de dégager son petit cul de là !



Polly est vraiment un personnage dérangeant. C’est une beauté stupéfiante, une ex-Star de la musique (en plein dans le Sex, Drugs and Rock&Roll), elle dégouline la sensualité, le sexe, et les hommes sont tous fascinés, et attirés de façon irrésistible par son magnétisme. Vraiment, si vous aimez les personnages  vénéneux, ou les garces, ce roman est fait pour vous !


Pendant les 200 premières pages, on apprend à connaitre tous les protagonistes et le malaise s’installe petit à petit. La part sombre de chacun (de certains plus que d’autres) est mise à jour et la tension monte. Monte. Monte. Monte. Crescendo. Ce qui fait qu’on ne peut plus déposer le livre une fois la première moitié avalée et que l’on est condamné à renoncer à ses heures de sommeil afin de vérifier nos soupçons et de connaitre le fin mot. Vraiment, la tension devient IRRESPIRABLE et il n’est pas possible de mettre le livre en pause tant on a peur de laisser Rose toute seule face à son « amie ».


J’ai cependant tout de même trouvé quelques maladresses dans la construction : une introduction un peu longuette, mais qui permet néanmoins de nous immerger dans la vie des personnages et puis surtout, les éléments du dénouement un peu trop vite amenés, sans toutes les explications souhaitées et donc quelques questions qui restent malheureusement sans réponse ou avec des réponses incomplètes.


Mis à part ces détails, j’ai vraiment passé un très bon moment en compagnie de Rose et Polly, avec une affection toute particulière pour les petites Anna et Flossie, que je vous souhaite de rencontrer bien vite.


Ma note : 4 b pn

 


Partager cet article

Repost0
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:03

 

 

Je vous parle aujourd’hui d’un tout petit livre (118 pages), « Enola Game », le premier roman de Christel Diehl, paru récemment aux Éditions Dialogues. Je vous mets d’ailleurs la couverture en MAXI taille, pour que vous puissiez en savourer les magnifiques premiers mots.


http://www.chaplum.com/wp-content/uploads/2012/02/enola_game.png

 

Une jeune femme et sa petite fille vivent enfermées dans leur maison. A l'origine de cette claustration, il y a Enola Game, une catastrophe dont on ne connaît pas la nature exacte : accident nucléaire ? Conflit mondial ? Guerre civile ? Au fil des semaines, malgré sa peur et son chagrin, la mère puise dans sa mémoire et ses lectures mille raisons de célébrer la vie. Cependant, tandis que la mère louvoie entre sa douleur, ses souvenirs magnifiés et sa volonté farouche de donner un sens à la vie de son enfant, les quelques nouvelles du monde qui lui parviennent encore sont chaque jour un peu plus alarmantes. In fine, la question de ce roman pourrait être : que reste-t-il quand il ne reste rien ?

 

Si vous avez lu « La Petite Fille qui aimait la lumière », de Cyril Massarotto (mon billet par ici) vous remarquerez sans aucun doute la similitude des thèmes abordés. Le huis-clos. Des circonstances mystérieuses. Un couple très fort et une relation à la fois banale et hors du commun. Et tout un tas d’émotions et de nombreux battements de cœur manqués aux moments les plus sombres et les plus douloureux. Et au terme de ma lecture, je suis tout aussi charmée par « Enola Game » que par le précédent.

 

Je me dois de commencer par ceci : quelle belle écriture ! Pleine de grâce et de poésie, tout en douceur mais incisive, afin de nous immerger dans une réalité sombre et désespérée. Je suis tombée en amour avec la plume de Christel Diehl. Vraiment, il faut le souligner, elle a un talent remarquable avec les mots.

 

Ajoutons encore que la narration à la troisième personne, ce « Elle », créé une atmosphère très particulière, et il nous rend, tout comme cette mère et sa fille, témoins des événements, sans aucune prise sur l’avenir. Conséquence directe : nous ressentons tout comme l’héroïne la tension oppressante résultant de la menace qui plane tout autour.

 

Du côté de l’histoire en elle-même, cette jeune femme se bat donc au quotidien pour raison garder et ne pas sombrer. Pour protéger  sa petite fille de 3 ans, et lui cacher l’odieuse vérité, elle invente des Carnavals et des Feux d’artifice, puis surtout, elle lui raconte ses souvenirs pour continuer à garder un lien avec le monde d’ « avant », pour garder le regard et le cœur ouverts : les montagnes, les myrtilles qui font les lèvres bleues, l’odeur du foin, les étoiles filantes… tous ces petits bonheurs qui permettent de se raccrocher à la vie. Parce qu’après « Enola Game », plus rien n’a de sens, l’Humanité est en perdition, mais, en même temps, tout prend enfin sens. Car il ne reste plus que l’essentiel : plus de superflu, plus de surconsommation, plus de nombrilisme. EXIT nos vanités terrestres. Seule compte la vie. Seule compte sa fille.

 

Comme vous le voyez, nous ne sommes pas non plus très loin, dans l’idée, du merveilleux film de Roberto Benigni « La vie est belle » : mettre de côté  sa propre terreur, son propre chagrin afin de préserver à tout prix l’innocence et la candeur de son enfant, malgré une réalité atroce.

 

Sans en dire trop, sachez que ce livre nous emmène dans les ténèbres, qu’il est très émouvant mais qu’il est également plein d’espoir. Je n’ai d’ailleurs pu retenir mes larmes mais qui le pourrait face à une telle histoire… pas si improbable que cela ?

 


Ma note : 4 b pn



Puis pour terminer, voici les avis positivement unanimes d’autres blogueuses : Noukette (merci pour la découverte !), Clara, Praline, Zazimuth, Aliénor, Lady K, et Canel.

 


Partager cet article

Repost0
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 08:00

 

http://www.decitre.fr/gi/45/9782226239945FS.gif

 

J’ai lu il y a quelques jours le dernier roman de Patricia MacDonald, qui sort aujourd’hui en librairie.  Et que vous dire sinon que j’ai dévoré ce livre.  Je l’ai commencé vers 23h00 en me disant « Allez, je lis quelques pages avant de dormir http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0007.gif » et résultat des courses, à 03h45, je lisais la dernière ligne http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/eek.gif ! Un thriller qui se lit d’une seule traite, c’est dire s’il est efficace http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0014.gif


Voici le résumé de la quatrième de couverture. Caitlin a tout pour être heureuse : un mari avocat qu'elle adore et un beau-fils de six ans qu'elle élève comme le sien puisqu'il a perdu sa mère. Mais quand le petit Geordie disparaît un jour où elle le conduit à l'école, ce rêve de famille idéale s'effondre. Bientôt son mari la croit coupable alors que tous les mensonges sur lesquels elle a bâti son mariage font surface. En proie au désespoir, Caitlin va tout faire pour retrouver Geordie et prouver qu'elle mérite l'amour des siens. Mais il lui faudra pour cela mettre au jour de terribles secrets de famille...


Voilà un roman qui est loin d’être original, certes, mais Dieu qu’il fonctionne bien http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0057.gif Une mécanique bien huilée. On sent à chaque page toute la maîtrise de Patricia MacDonald. Et comme à la lecture de chaque thriller, j’ai fait mon lot de suppositions… mais j’avais tout faux !


A noter aussi, la rapidité avec laquelle l’auteure arrive à vous immerger dans la vie de cette famille, dans sa douleur et sa panique face à la disparition de ce petit garçon de 6 ans. Dans le prologue, on découvre quelques vieux secrets de famille, puis dans le premier chapitre, on fait connaissance avec la famille des protagonistes durant un goûter d’anniversaire « typiquement américain », qui nous plonge dans une réelle ambiance, très visuelle. Et dès le second chapitre, tout démarre. Le tout en 40 pages à peine. Et puis, dans les 30 chapitres suivants, pas de longueurs, pas de temps-morts, que des rebondissements qui s'enchaînent !


Ce livre mérite, selon moi, sans aucun doute d’être estampillé « page-turner » car non seulement on n’a de cesse de savoir ce qu’il est advenu à Geordie mais en parallèle, il y a toute une série d’autres questions dont on cherche les réponses.


J’ai également été étonnée de la qualité de la construction des personnages en si peu de temps (320 pages) : Haley, la meilleure amie, Travis, le sale gosse insupportable et grossier, Noah, le père sur qui le destin s’acharne, Matthis, le policier qui mène l’enquête : rapidement, on se les représente très nettement et c’est avec plaisir (et stress) que l’on découvre tout ce qui leur arrive. Et une mention toute spéciale à l’héroïne, Caitlin. En effet, rien n’a été plus simple pour moi que de m’identifier à elle, de vivre avec elle ses tourments et de ressentir son affolement et sa souffrance, non seulement face à la disparition de son fils mais également face aux soupçons qui pèsent sur elle.


Alors, il y a quand même un bémol. Mais si vous me lisez régulièrement, vous saurez que c’est toujours le même problème entre moi et les romans à suspense : la fin. Je dois dire que je n’ai pas beaucoup aimé le dénouement, voire pas du tout. Je ne sais pas ce que j’attendais mais pas cela. J’ai trouvé que c’était… too much, un peu olé-olé en ce qui concernait les motivations des responsables.


Mais cela n’enlève rien au talent redoutable de Patricia MacDonald pour nous faire tourner les pages, de plus en plus rapidement. Je dois d’ailleurs avouer que j’ai vu resurgir durant cette lecture un de mes (vilains http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0052.gif) travers (honteux http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Confus/xrougi2.gif) : aller lire, en plein milieu d’un chapitre, la dernière phrase de ce chapitre pour en apprendre immédiatement  davantage http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0036.gif


De manière générale, un thriller tout simple, qui n’amène rien de neuf au genre mais qui fonctionne à plein tube et qui ne demande qu’à vous transporter durant quelques heures. Mission totalement réussie en ce qui me concerne !


Ma note : 4 b pn

 

Merci beaucoup à Aliénor et aux Éditions Albin Michel pour cette heureuse lecture !

 


Partager cet article

Repost0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:41

 

Aujourd’hui, je vous parle d’un thriller dont tant le titre que la couverture et le résumé m’avaient attirée : « Machination », de Michael Marshall.

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/6/3/0/9782749915036.jpg


Résumé : Bill Moore est un homme qui a tout. Un emploi lucratif d’agent immobilier, un mariage heureux et une maison magnifique. Son but : devenir richissime en cinq ans. La sixième année a débuté, pourtant le monde n’est toujours pas à ses pieds… Il décide donc de s’atteler à la tâche et se rapproche des notables locaux, ces hommes qui dirigent la région en coulisse. Jusqu’au jour où il trouve une carte posée sur son bureau. Un seul mot y est imprimé : « MODIFIÉ ». À partir de cet instant, la vie de Bill va être bouleversée. À peine perceptibles, au début, les changements vont peu à peu devenir tangibles, menaçants même. Mais qui tire les ficelles ?


Et bien, je viens de passer un bon moment de lecture avec ce thriller http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0007.gif J’en veux pour preuve les nombreuses hypothèses que j’ai échafaudées tout au long de ma lecture et que j’ai notées sur un petit carnet pour pouvoir les vérifier lors du dénouement final (et même si le récit a réussi à me faire croire que j’avais tout faux, je n’avais pas si faux que ça finalement http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0014.gif).


Ce roman est divisé en 3 parties, aux noms lourds de sens, une fois que l’on découvre l’intrigue : « Imparfait continu », « Présent » et « Futur immédiat ». De plus, le tout est divisé en 52 chapitres, courts, qui dynamisent la lecture. Au début, on rencontre deux personnages, chacun de leur côté : Bill Moore, l’agent immobilier qui mène une petite vie bien rangée, et John Hunter, qui sort tout juste de prison après avoir purgé une peine de 16 ans pour un meurtre qu’il nie avoir commis. Et évidemment, ces deux destins vont s’entremêler et finir par se rencontrer.


Mais la petite vie bien rangée de Bill va connaitre de grands bouleversements. En effet, un jour, il reçoit une petite carte noire sur laquelle est inscrit le mot « Modifié », et dans les heures et jours qui suivent, ce mot « modifié » envahit son environnement. S'en suivent alors quelques faits inexplicables : un e-mail de mauvais goût qu’il n’a pas envoyé, un colis coquin qu’il n’a pas commandé, des photos olé-olé dans son pc, ...  Le caractère anodin de tous ces faits mystérieux les rend redoutables car ils modifient imperceptiblement, mais dangereusement, la vie bien rangée de Bill. Et si dans la première partie, ce ne sont que des grains de sable qui font patiner les rouages, dès la seconde partie, tout s’emballe et les rouages sont carrément grippés : du sang, des disparitions et des cadavres jonchent le chemin de Bill.


Alors ce qui est plaisant dans ce roman, c’est qu’on est tout aussi perdu que Bill : pas moyen d’assembler les pièces du puzzle, on devient paranoïaque et on finit par soupçonner tout le monde : l’épouse, la collègue, le patron, la serveuse, le chauffeur de taxi, l’amant, l’amie, l’informaticien, la secrétaire, le voisin (attention, le coupable est dans la liste héhé http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0036.gif).


Dans les 100 premières pages, j’ai trouvé cette histoire bien lente mais petit à petit, on ressent le malaise et la panique de Bill, qui nous gagnent pour ensuite nous immerger totalement dans sa débâcle. De plus, l’histoire se déroule sur 3 jours, ce qui intensifie encore la tension. D'ailleurs, dans la troisème et dernière partie, j'aurais voulu que mes yeux puissent lire plus rapidement, tant j'avais envie de savoir !


Du côté des petits bémols, j’appelle « Bill Moore », le personnage principal. Je ne l’ai pas trouvé assez cohérent, trop « changeant ». Au début, il est prétentieux et un peu crétin, puis il s’avère assez courageux et résistant… alors certes, ces événements ont de quoi vous changer un homme mais j’ai tout de même trouvé que l’évolution du héros manquait de naturel. De même, la première moitié m’a semblée assez brouillonne mais je pense que c’est voulu de la part de l’auteur, afin que nous soyons tout aussi perdu que Bill.


Enfin, bref, c’était vraiment une bonne lecture et j’ai beaucoup aimé voir ce piège se refermer de façon implacable sur le héros… une vraie machination !


Ma note : 4 b pn


Merci beaucoup à Camille et aux Éditions Michel Lafon pour la découverte, qui fut à la hauteur de mes espérances.


 

PS : Sachez également qu’après une centaine de pages, j’ai tout de suite pensé à un (excellent) film tant l’atmosphère et l’intrigue elle-même étaient similaires. Cependant, il s’avère que le fin mot de l’histoire est quasiment le même que dans ce film et, par conséquent, je ne vous en parlerai pas, au risque de vous gâcher le plaisir de la découverte ! Mais si vous le lisez, revenez par ici et je vous dirai ce dont je voulais vous parler !


Partager cet article

Repost0
19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 08:59

 

Et si vous gagniez 18.547.301 € (et 28 centimes) à l’Euromillions ?

Qu’en feriez-vous ?

 

 

Voici un roman qui fait beaucoup parler de lui, même à la télévision, c’est pour dire (avouons que les livres ne sont pas le sujet de prédilection des émissions dites "culturelles"). On y disait notamment que les droits avaient été achetés par une douzaine de pays, dont les Etats-Unis et la Chine, et qu’un film était déjà en préparation !


Le résumé : Jocelyne, dite Jo, rêvait d’être styliste à Paris. Elle est mercière à Arras. Elle aime les jolies silhouettes mais n’a pas tout à fait la taille mannequin. Elle aime les livres et écrit un blog de dentellières. Sa mère lui manque et toutes les six minutes son père, malade, oublie sa vie. Elle attendait le prince charmant et c’est Jocelyn, dit Jo, qui s’est présenté. Ils ont eu deux enfants, perdu un ange, et ce deuil a déréglé les choses entre eux. Jo (le mari) est devenu cruel et Jo (l’épouse) a courbé l’échine. Elle est restée. Son amour et sa patience ont eu raison de la méchanceté. Jusqu’au jour où, grâce aux voisines, les jolies jumelles de Coiff’Esthétique, 18.547.301€ lui tombent dessus. Ce jour-là, elle gagne beaucoup. Peut-être.

 

http://www.leparisien.fr/images/2012/02/19/1867513_b9debcaa-5a8b-11e1-9dcf-00151780182c.jpg


Je ne sais pas vraiment pourquoi mais en lisant le résumé, je m’attendais à un roman frais, drôle et léger. Alors, oui, il est rafraichissant car les personnages sont attachants. Drôle, il l’est parfois car certains personnages ont un humour assez savoureux. Léger ? Et bien, non. J’ai d’ailleurs été désarçonnée dans la seconde partie du roman car je ne m’attendais pas à ce que l’histoire prenne cette tournure. Pourtant, dans les premières pages, on a l’impression que le roman va emprunter ce chemin de la légèreté, mais bien vite, on se rend compte qu’il est plus profond et qu’il nous oblige à une réflexion assez intéressante sur le bonheur et sur nos besoins et nos envies.


Jocelyne, l’héroïne, ressemble à Madame tout-le-monde mais Jocelyne, elle a une vraie sagesse, la sagesse de la vie et des coups durs qui ont émaillé son parcours. Elle a des aspirations que sa vie quotidienne ne comble pas mais elle est tout de même heureuse. Elle sait que « l’argent ne fait pas l’amour ». Alors plutôt que d’encaisser immédiatement son gain, elle va faire des listes. La liste de ses besoins. La liste de ses envies. La liste de ses folies.


J’ai beaucoup aimé le portrait de Jocelyne, j’ai apprécié découvrir derrière la caricature de la bonne épouse un peu terne, une femme forte, dotée d’humour et de sagesse. Et soulignons le fait que Grégoire Delacourt réussit le tour de main de se mettre dans la peau d’une femme, avec brio !


Son écriture, résolument moderne, m’a convaincue. Le style est épuré, tantôt poétique, tantôt cash, et l’auteur fait preuve d’une grande sensibilité dans sa plume ce qui lui permet de transmettre une kyrielle d’émotions. Une mention spéciale pour tous les passages – souvent émouvants, parfois poignants- qui concernent la relation de l’héroïne avec (le souvenir de) sa mère, ainsi que la relation qu’elle entretient avec son père par intervalles de 6 minutes.


J’ai préféré la première partie du roman à la seconde mais dans l’ensemble, c’est une lecture qui m’a plu et qui a su m’émouvoir à certains moments. Puis j'ai beaucoup aimé la fin, que l'on découvre au creux de plusieurs emails.


Un petit bémol ? C’est tout de même très court (186 pages, bien aérées) et j’aurais souhaité partager le chemin de Jocelyne un peu plus longtemps.


Ma note : 4 b pn


Merci à Livraddict et aux Editions JC Lattès pour cette jolie découverte !



Partager cet article

Repost0
6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:43

http://3.bp.blogspot.com/-mdKrCkAslJo/TyVqP5n4VoI/AAAAAAAACXE/xPWvV-XRZ3U/s1600/l%27armoire.jpg

 

Depuis quelques années, la littérature venue du grand froid a le vent en poupe et c’est avec bonheur que j’y ai (enfin) fait ma première incursion grâce à « L’armoire des robes oubliées » de Riikka Pulkkinen, une jeune auteure finlandaise dont c’est le second roman.


Voici le résumé : Alors que sa grand-mère Elsa se meurt d'un cancer foudroyant et que tous ses proches se rassemblent pour adoucir ses derniers jours, Anna découvre que, derrière le mariage apparemment heureux de ses grands-parents, se cache un drame qui a marqué à jamais tous les membres de sa famille. Une vieille robe trouvée par hasard, et dont elle apprend qu'elle aurait appartenu à une certaine Eeva, va réveiller le passé. Cette Eeva, dont on ne lui a jamais parlé, aurait été, dans les années 60, la nourrice de sa mère, Eleonoora. Mais Anna ne tarde pas à comprendre qu'elle a été beaucoup plus qu'une employée…

 


Je suis décidément très gâtée ces derniers temps car je viens de nouveau de passer de très agréables heures de lecture grâce à ce roman, tout aussi joli que sa couverture et son titre.


J’y ai trouvé beaucoup de sensibilité, et un regard tellement vrai sur les relations humaines : la séduction, la jalousie, l’envie de liberté, la rébellion, l’enfance, le chagrin, l’amitié, la famille, la mort, l'amour… sans jamais aucune mièvrerie. Riikka Pulkkinen n’a que 30 ans et pourtant, elle semble avoir déjà vécu de nombreuses vies tant son histoire est universelle et trouve de multiples résonnances en nous. Une grande sagesse émane de son écriture, et elle parle avec brio de la complexité de l’âme humaine… Elle a vraiment un talent certain pour décrire avec force et douceur tous les petits malheurs et bonheurs du quotidien.


« Ils ont eu une étrange dispute avant de partir. Leurs phrases guettent au-dessus d’eux » (p. 185)

 

Comment décrire plus justement que cela les instants qui suivent une dispute ? Comment ?!


Un livre dans lequel chacun trouvera donc un miroir et de quoi s’identifier à l’une ou l’autre situation, à l’un ou l’autre des personnages, à l’une ou à l’autre de ses failles et faiblesses. Car il s’agit bien plus que du récit du destin de la famille Ahlqvist, il s’agit de l’histoire universelle des hommes et des femmes, et de leurs relations : entre mère, femme, fille, collègue, épouse, grand-père, petite-fille, grand-mère, amie, mari… Il y a tellement de vérités entre ces lignes que j’aurais voulu citer des dizaines de passages.


« Martti était souvent repris par l’idée qui le hantait depuis qu’Eleonoora était devenue une adulte : cette femme lui avait volé sa fille, elle avait dissimulé Ella, avec ses tresses et son sourire, dans les profondeurs de son impassibilité. Si seulement il retrouvait une formule magique venue des années d’enfance d’Eleonoora, il la réciterait, et alors Eleonoora redeviendrait Ella, elle sautillerait dans le couloir, ferait des grimaces à son reflet dans le miroir et ils iraient s’acheter un cornet de glace. » (p. 12)


L’auteure alterne les points de vue parmi ces 3 générations de femmes : Elsa, la grand-mère ; Eleonoora, la fille, Eeva, la nourrice, ainsi qu’Anna, la petite-fille. Et au milieu de toutes ces femmes, Martti, l’artiste peintre, homme, mari, amant, père et grand-père. C’est une histoire émouvante qui prend vie sous nos yeux, avec parfois pour toile de fond les années de révolte, celles qui précèdent mai 1968.

 

Comme à travers les pages d’un journal intime, nous suivons les destins de ces personnages dans des allers retours entre aujourd’hui et les années 60, ce qui nous permet de les connaitre aux différents âges de leur vie et de nous les rendre tellement… humains. Et au cœur de cette histoire, il y a un secret de famille, sorti d'une armoire aux robes oubliées, que nous découvrons au fil des retours en arrière et ainsi, le passé refait surface et éclaire le présent d’un œil nouveau. De temps en temps, Riikka nous annonce également la suite et nous donne envie de dévorer les pages pour comprendre comment on en arrivera à ce futur annoncé...

 

« Elle possède déjà certaines expressions, mais le chagrin n’a encore jamais imprimé ses contours sur son visage. Je vois qu’il ne l’a jamais fait. C’est une vision tout à fait spéciale : ce qui n’est pas encore, mais dont vous savez que cela va arriver. Je suis celle qui dessinera le chagrin sur le visage de la petite. Je l’ignore encore, de même que j’ignore qu’elle s’en tirera. Moi, je m’en sortirai moins bien. Elle sera celle qui dessinera en moi le chagrin. » (p. 101)

 

J’aime également tout particulièrement ces romans qui font des références à MON monde et non à des éléments obscurs (ou intello) qui ne me parlent pas. Ainsi, dans cette histoire, on trouve plusieurs clins d’œil à Dirty Dancing (la scène de danse sur l’arbre couché sur la rivière) (si si !), à Catherine Deneuve, aux Beatles, à Jackson Pollock, à Pierrot le Fou ou encore à Jane Birkin.


Quant à l’écriture, elle est fluide, riche, très riche, évocatrice et tellement mélodieuse, ne fut ce que dans le choix des noms des personnages : Anna, Maria, Eleonoora, Ella, Eeva, Elsa, Liisa, Saara… Très métaphorique aussi, avec beaucoup de légèreté et de profondeur à la fois. Une écriture douce et subtile, qui nous permet également de découvrir la nature et les paysages finlandais avec beaucoup de bonheur.

 

J'espère que ce billet vous donnera l'envie d'ouvrir la porte de l'armoire des robes oubliées car c'est un très joli voyage qui vous attend...

 

Ma note : 4 b pn



Merci aux Editions Albin Michel et tout particulièrement à Aliénor pour ce très beau voyage.

 

http://gwencyclopedie.free.fr/BD/bd%20gestion/img/editeur/Logo_Albin-Michel.jpg


Partager cet article

Repost0
22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:01

 

Comme vous le savez déjà (puisque je n’arrête pas de le répéter http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Rires/icon_mrgreen.gif), j’avais adoré « Un Sur Deux », le premier roman de Steve Mosby. Non que ce soit un thriller original (Un enquêteur y poursuit un très très vilain psychopathe) mais parce qu’il m’avait fait trembler de peur http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/peur.gif. C’est donc avec un très grand plaisir que j’ai trouvé dans ma BAL « Les Fleurs de l’ombre », son 3e thriller traduit en français (il en a écrit 6 en tout, je pense). Je remercie d’ailleurs très chaleureusement Fabienne et les Editions Sonatine de m’avoir permis de le découvrir en avant-première http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/0007.gif


http://storage.canalblog.com/90/04/377445/71144544_p.jpg

 

Alors de quoi parle ce thriller ? « Ce n’est pas l’histoire d’une petite fille qui disparaît. C’est l’histoire d’une petite fille qui réapparaît. Un matin, sur une promenade de bord de mer, venue de nulle part, une fleur noire à la main et une histoire atroce à raconter. »

Ainsi commence La Fleur de l’ombre, un thriller écrit en 1991 par un certain Robert Wiseman, mystérieusement disparu alors qu’il en écrivait la suite. Après que le corps de son père ait été retrouvé sans vie au pied d’un viaduc, Neil Dawson apprend que celui-ci nourrissait une étrange obsession pour ce roman. Bientôt il constate de troublantes similitudes entre les derniers jours de Robert Wiseman et ceux de son père. Pire encore, c’est peu à peu la réalité qui semble s’inspirer de l’abominable récit de La Fleur de l’ombre. Et Neil ne tarde pas à se retrouver aux prises avec un psychopathe d’un genre très particulier.

 

 

Voilà pour moi un thriller qui sort incontestablement du lot et ce, pour plusieurs raisons.


Tout d’abord parce qu’à la différence des thrillers « de masse » qui trustent les premières places des meilleures ventes, la langue n’est pas juste « utile », elle est ici très soignée. Steve Mosby a parcouru bien du chemin depuis « Un sur deux » : cette fois, tous les ingrédients d’un bon thriller sont de nouveau réunis (suspense, noirceur, hypothèses en série, personnages  mystérieux ou inquiétants, tension psychologique) mais le tout est servi par un style très travaillé.


En outre, ce livre est un véritable labyrinthe, savamment construit, et d’une densité rare. En effet,  il y a ces mises en abyme successives, ces histoires dans l’histoire, qui se croisent, s’entrecoupent et s’éclairent petit à petit les unes les autres, égarant parfois le lecteur entre réalité et fiction. Similitudes inquiétantes entre un roman « La fleur de l’ombre » écrit par Robert Wiseman, un des personnages du roman, et la disparition du père du héros mais également celle de l’auteur dudit roman ! J’ai beaucoup aimé échafauder des hypothèses sur ces liens, tenter de remettre les pièces du puzzle dans le bon ordre et j’ai pris autant de plaisir à découvrir petit à petit l’histoire du roman « La fleur de l’ombre » que celle du roman à proprement parler « Les fleurs de l’ombre »… Un double suspense pour le prix d’un !


Dans cette histoire, 2 narrateurs se croisent : Neil Dawson et Hannah Price. Tous deux se posent des questions suite à la disparition de leur père respectif. Et tous deux ont un lien avec le roman « La fleur de l’ombre ». Et en reconstituant le puzzle (je me répète mais ce mot est vraiment de mise ici !), on comprend enfin les tenants et aboutissants de cette histoire menée de main de maitre : tout d’abord trois intrigues distinctes mais qui très vite se ressemblent pour finalement se superposer et ne plus faire qu’une.


Plusieurs fois, je me suis dit « Mon Dieu ! Waouh ! » http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Surpris/eek.gif Je n’ai rien vu venir. Et un rebondissement surprenant en cache un autre d’autant plus déstabilisant, de plus en plus, jusqu’au dénouement.


Sachez également que ces différents aspects que j’estime être des qualités ont perdu en route quelques lecteurs. Je peux le comprendre car ce n’est pas une lecture qu’on lit sur un coin de table entre ses courses et le goûter des enfants. C’est un roman qui demande qu’on s’y immerge de façon intense.


Du côté des bémols : je n’ai pas vraiment réussi à me mettre dans les basquets du héros, Neil Dawson. En effet, le psychopathe s’en prend directement à lui avec un odieux chantage impliquant la vie d’un de ses proches et pourtant, je me suis surprise plusieurs fois à oublier complètement cet enjeu (et donc à n'en avoir cure). Mais il y a d'autres personnages qui ont su me toucher comme la petite fille de la jetée http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/triste-frown.gif, l’inspecteur Sullivan, et Hannah.


Et de plus, j’ai, encore une fois, trouvé la fin trop rapide : pif paf pouf http://www.vegegifs.com/smiley-emoticon/magiciendisparait.gif, voilà la solution… mais je pense que comme c’est souvent ce que je reproche aux thrillers, ça tient davantage à moi qu’aux auteurs ou peut-être deviens-je juste de plus en plus exigeante au fur et à mesure de mes lectures ?


Alors, si vous avez envie de découvrir un thriller savamment construit, si vous aimez vous perdre dans des hypothèses, n’attendez pas pour découvrir « Les Fleurs de l’Ombre », qui est disponible dans toutes les librairies depuis quelques jours.


Ma note : 4 b pn



Et si vous hésitez, voici l’avis de MyaRosa qui en a fait un coup de cœur et celui de Nelfe qui n’a pas adhéré à ce roman, notamment à cause du manque d’empathie durant sa lecture.



Partager cet article

Repost0

Le petit grain de sel de Cajou

http://yelims1.free.fr/Animaux/Animaux23.gifPour chaque livre sur lequel j'écris un billet, j'attribue une note de plaisir (ou déplaisir) de lecture.


1_b_pn.jpg = J'ai détesté http://smileys.sur-la-toile.com/repository/M%E9chant/fache-censure.gif
 2_b_pn.jpg= Je n'aime pas http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Triste/tristounet.gif
 3 b pn = J'ai apprécié mais... http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Content/smile.png
4_b_pn.jpg = J'aime http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Amour/0060.gif
 5_b_pn.jpg= J'adore !  http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Respect/respect1.gif 

= Coup de coeur !

Trouver Un Billet

Rejoins-moi sur Facebook

Challenge GoodReads

2018 Reading Challenge

2018 Reading Challenge
Cajou has read 3 books toward her goal of 100 books.
hide

Nombre de Visiteurs

compteur de visite